Si Mary m'était contée...

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Location: Charleroi, Hainaut, Belgium

Maman de 40 ans j'ai décidé de faire un blog avec mes idées de livres

Wednesday, October 19, 2005

Chapître V : Le grand frère (suite)

Enfin seule. Isabelle sort son nez de son bol de cacao, d'ailleurs vide depuis longtemps. Elle se lève et décide de faire le tour du propriétaire mais avant elle décide de téléphoner à sa maman. A la maison c'est le répondeur. Elle essaie sur le GSM de sa mère, aussi le répondeur. Elle laisse un bref message :"J'ai passé une bonne nuit. Tout se passe bien. Je n'ai pas fait de crise". Elle savait que la probabilité qu'elle fasse une crise était assez importante vu l'étât émotionnel dans lequel elle avait été plongée ces derniers jours. Une fois cela fait et un peu déçue de ne pas avoir eu sa mère elle commence son tour de l'appartement.
D'abord sa chambre. Elle tire les stores pour laisser la clarté envahir la pièce. Il fait beau dehors, ciel bleu. Sa chambre est assez grande. Il y a le lit pour 2 personnes, 2 tables de nuit, le grand placard, un bureau près de la fenêtre. Au mur il y a comme dans le reste de l'appartement des photos noirs et blancs d'objets parfois insolites, parfois tout-à-fait banals. Les murs de sa chambre sont blancs ou plutôt gris très, très clairs. La parure de son lit est gris foncé. Le bureau presque noir. Il y le placard qui est blanc. Elle ouvre le placard. Toute une partie a été vidée sans doute pour qu'elle puisse y mettre ses vêtements. Elle a vite fait de ranger ses quelques affaires. Elle prend une salopette et un T-shirt ainsi que des chausettes et une culotte et se dirige dans le couloir vers la salle de bain.
C'est une grande salle de bain toute blanche. Il y a une immense baignoire, une grande douche et détail amusant deux éviers. Elle trouve dans une armoire grise des draps de bain tout moelleux et tout gris aussi. Elle se déshabille et entre dans la douche. Normalement elle ne peut pas prendre de douche sans surveillance mais c'est grisant de le faire quand même. L'eau est directement à la bonne température, c'est pas comme à sa maison où il faut plusieurs minutes pour avoir une eau à bonne température. Et puis chez elle, on prend sa douche dans la baignoire. Elle trouve sans difficulté du bain douche et du shampoing. Malheureusement elle se rend vite compte à l'odeur que ce sont des produits pour homme et donc que les parfums sont beaucoup plus forts que le shampoing aux odeurs de fruits qu'elle utilise d'habitude. Il faudra faire quelques courses. Elle sort rapidement, il ne faut pas tenter le diable. Elle s'essuie vigoureusement et s'habille. Elle trouve un sèche cheveu accroché à côté de la grande glace de la salle de bain. Elle va vite chercher ses pantoufles. Elle sourit en imagineant la tête d'Alan la trouvant électrocutée sur le sol de sa salle de bain. Non ce n'est pas drôle. Elle sêche ses cheveux comme elle peut, d'habitude, c'est sa maman qui le fait. Elle les brosse et fait une queue. Une fois cela terminé, elle ne peut s'empêcher de monter sur le tabouret qui est dans la pièce et d'ouvrir l'armoire à côté de la glace. Elle y trouve différentes crèmes, des rasoirs, de la mousse à raser, des boîtes avec différentes pillules, des pansements, des tubes de dentifrice et un tas d'autres choses qu'elle n'identifie pas toujours. Il y a aussi deux verres avec pour chacun une brosse à dent électrique. Deux brosses à dent. La personne à qui Alan parlait était sûrement sa petite amie. Elle sourit. Elle descend de son tabouret après avoir soigneusement fermé l'armoire et le remet en place. Bien sûr ce n'est pas bien de fouiller dans les affaires des autres mais c'est tellement gai. Et puis elle l'avait fait avec ses soeurs et elle avait fouillé de fond en comble la chambre que ses frères avaient laissés. Elle ne les avait pas connus enfant vu la différence d'âge alors retrouver des indices de leur enfance de leurs affaires était vraiment plein d'enseignements.
La salle de bain communique avec le couloir d'un côté et la chambre d'Alan de l'autre. Elle entre dans la chambre de son frère. C'est grand, c'est gris, c'est un peu lugubre. D'instinct, elle se dirige vers la fenêtre. Les tentures sont tirées. Elle ouvre grand les tentures pour innonder également cette pièce de soleil. C'est mieux. Il y a un grand lit pour deux personnes, encore plus grand que le sien. Deux tables de nuit. Une meuble bas avec des tiroirs style commode. Un immense placard qui fait tout un mur. Il y aussi un appareil comme ceux qu'on utilise en musculation. C'est un banc avec différents appareils. Il y a une grande glace sur pied. Il y a aussi un bureau dans un coin avec dessus un PC. Sur une des tables de nuit il y a des cadres avec des photos. Une photo représente toute la famille sauf Alan et papa qui prend la photo lors d'un Noël il y a deux ans et l'autre représente...Isabelle. C'est une photo d'école qu'elle trouve affreuse. C'est celle de sa 5ième année primaire. Isabelle est intriguée mais fière à la fois. Elle ouvre la penderie. Il y des costumes, des chemises, des T-shirts, des jeans et des pantalons, des vestes, des tonnes de chaussures et des baskets au sol, la penderie s'allume automatiquement quand on l'ouvre. Isabelle la referme.
Elle revient dans le couloir et revient dans le saloon. Elle s'assied dans le fauteil et allume la télé. Enfin si on peut appeler cela une télé. C'est en fait un écran extra plat accroché sur un des murs. Heureusement qu'Isabelle en a déjà vu dans des pubs à la télé. Elle zappe pendant quelques minutes puis se lève à nouveau. Il y a une table de salon design, un meuble le long du mur qui contient une bibliothèque, une BDthèque ainsi qu'une collection impressionnante de CD et de DVD. Sur un autre mur il y a un truc tout plat qui ressemble à un lecteur de CD. Un peu plus loin sur une sorte de demi table accrochée au mur près de l'entrée, il y a de nouveau des cadres avec des photos. Isabelle les prend, un à un et les regarde. Il y en a un et même plusieurs avec Alan et un autre gars blond. Celui qu'elle a vu sur la photo que sa maman lui a donné, un certain Eric. Il y a une photo montrant 4 personnes, Isabelle reconnaît Alan au centre, Eric ainsi qu'un autre garçon et une autre fille qu'elle ne connaît pas. La fille est peut être la petite amie d'Alan ? Déjà une heure qu'il est parti... Elle s'ennuie. Elle se rassied dans le fauteil. Elle entend soudain un bruit. Comme si on chipotait à la serrure de l'appartement. C'est sans doute Alan qui rentre....
Mais à son grand étonnement ce n'est pas Alan, c'est un jeune garçon d'origine nord africaine. Il a fisiblement copier son style vestimentaire sur les stars de Hip Hop. Isabelle recule dans le fond du divan...plutôt effrayée. Le garçon la voit et se rend compte de sa crainte.
- Pas de panique...je suis Rachid, je suis le fils de la concierge, Amina... Regardes j'ai la clef. C'est M'sieur Alan qui me la donnée. Toi, tu es Isabelle...et tu viens d'arriver...
Isabelle est un peu rassurée.
- Qu'est ce que tu viens faire ?
- J'aide ma mère. Elle s'est fait mal au dos alors pour qu'elle puisse se reposer je m'occupe d'une partie de ses ménages.
- Ta mère fait le ménage chez mon frère ?
- Ben oui 2 fois par semaine.
Rachid ne traîne pas, il referme la porte et se dirige avec un grand sac poubelle vers la cuisine. Il vide la poubelle de la cuisine et se dirige vers la salle de bain. Isabelle lui emboite le pas, amusée et curieuse. Il vide la poubelle de la salle de bain et celle de la chambre d'Alan, il en profite pour refaire le lit et passer un chiffon pour faire les poussières.
- C'est rare un garçon qui fait le ménage.
- Wouai ben on a pas toujours le choix.
Isabelle ne le quitte pas des yeux. Il ne perd pas une minute. Il passe d'un pièce à l'autre y compris sa chambre et arrange les choses au mieux. Il ouvre la porte fenêtre qui donne accès à la terrasse et se met à brosser la terrasse. Une fois cela terminé, il revient dans le salon.
- Faut que je passe l'aspirateur.
- Je veux bien le faire si tu me dis ou est l'aspirateur. Propose Isabelle.
- Tu sais faire le ménage ?
- Oh oui à la maison, j'aide maman tous les jours.
Rachid fait une grimace mais il lui montre que l'aspirateur est dans un placard au fond du couloir. Pendant qu'Isabelle commence à passer l'aspirateur, il termine de faire les poussières et de ranger la salle de bain. A deux ils terminent assez vite le travail. Alan est parti depuis 2 heures.
- Bon j'ai fini. J'y vais.
- Ok j'ai été contente de faire ta connaissance. A bientôt.
Rachid reprend ses affaires, le sac poubelle et ressort comme il est rentré. Pas très bavard le garçon. Isabelle hausse les épaules. De nouveau seule...
Alan n'est toujours pas là et ça énerve Isabelle. Il est déjà plus d'une heure de l'après-midi, elle a faim. Il n'aurait pas du la laisser seule et surtout pendant si longtemps. Elle a toute les chance de faire une crise pour le moment. A ce tarif là elle aurait pu rester seule chez elle en France, ça aurait été la même chose. Tant pis. Elle prend le téléphone et décide de l'appeler. Elle appuye sur le chiffre qui permet de joindre son frère directement. Il y a quelques sonneries puis elle entend la voix de son frère.
- Allo Isabelle. Il y a un problème...
Instantanément une idée jaillit dans sa petite tête. Elle prend une voix hésitante, fatiguée et murmure.
- Oui je ne me sens pas bien, je pense que je vais faire une crise...puis elle raccroche avant que son frère ne l'entende éclater de rire.
Quelques secondes plus tard le téléphone sonne mais pour que son histoire soit plausible et pour un peu se venger, Isabelle ne répond pas. Elle entend le répondeur se mettre en route automatiquement.
- "Bonjour vous êtes bien chez Alan. Laissez-moi un message je vous rappelerai."
- Isabelle, Isabelle répond-moi. Ne bouge pas j'arrive...!
Bon d'accord c'est un peu sadique mais bon, il l'a bien mérité. Et puis quand il se serait rendu compte de la supercherie peut être qu'il la renverrait chez elle. Elle alla vite à la salle de bain, temponna son front avec un gant de toilette comme si elle avait transpiré. Elle revient dans le saloon. Elle s'assied près du téléphone, chamboule tous les coussins qui sont près d'elle et se laisse glisser au pied du sofa comme si elle en était tombé. Elle défait un peu ses vêtements et ses cheveux et elle attend en essayant de ne pas sourire.
Il y a une grosse horloge design au mur, elle se demande combien de temps Alan va mettre pour voler à son secours. Après cela c'est sûr, il ne la laisserait plus jamais toute seule...

Merde. Alan vient de raccrocher. Après l'appel d'Isabelle, il a refait le numéro de l'appart mais sans succès. Mais qu'est ce qui lui avait pris de la laisser toute seule. C'était vraiment un idiot. Surtout pour le moment avec tous ses changements, elle avait toutes les chances de faire une crise. Il se souvenait des conseils de sa mère. Il réalisa en plus qu'il lui avait dit de prendre une douche alors qu'elle ne pouvait pas le faire seule. Il lui avait aussi dit qu'il serait là au bout d'une ou deux heures et cela faisait plus de deux heures qu'il s'était absenté. L'idiot ! Heureusement la salle de musculation était tout près de l'immeuble. Il pris son sac, oublia sa veste et courrant plus vite qu'il ne l'avais jamais fait il se rua en dehors du club, au grand étonnement des adhérents présents. Arrivé dans le hall de l'immeuble, il pria pour qu'il y ait un ascenseur. Ouf, il y en avait un ! La montée lui sembla interminable. Quelle idée d'habiter au 11ième étage. Il arriva devant sa porte. Il lui avait fallu un peu plus d'un quart d'heure. Il était tellement nerveux qu'il n'arrivait pas à ouvrir la porte. Merde ! Ca y est. Il ouvrit grand la porte, lacha son sac. Ne vit pas Isabelle tout de suite mais remarqua tout de suite la pagaille dans les cousins du sofa. Il fit un bond spectaculaire au dessus du sofa. Elle était là par terre, évanouie. La crise était sûrement passée. Elle n'avait pas encore émergé. Il se rappela les conseils de sa maman. Le combiné était décroché. C'était sans doute pour cela qu'il était tombé sur le répondeur.
- Merde, merde...bon ne pas paniquer.
Il ouvrit sa bouche pour voir si elle ne s'était pas mordue. Il la redressa. La souleva délicatement et la remit dans le fauteuil.
- Isabelle réveilles-toi. Lui dit il doucement en lui caressant le visage.
Il attrapa son poignet pour prendre son pouls. Isabelle entre'ouvrit les yeux. Elle avait pris un air le plus désespéré possible.
Soudain il se releva. Son visage était soudain passé de l'inquiétude à la colère.
Comment avait-elle pu ? Alan avait envie de la giffler. Pour ne pas se laisser envahir par la colère, il se mit à marcher de long en large dans le saloon.
- Comment as-tu pu me faire cela ? Hurla t'il.
Isabelle ouvrit des yeux tous ronds. Comment avait-il deviné ? Comment savait-il qu'elle faisait semblant. Elle avait pensé à tout et jusqu'à preuve du contraire, elle était excellente comédienne.
- Pour qui tu me prends ! Il continuait à faire les 100 pas dans l'appartement en se prenant la tête dans les mains. Je suis furieux !
Isabelle se mit à avoir peur. Elle ne supportait pas qu'on hurle même si elle l'avait mérité. Il allait peut être la frapper.
Elle se redressa et se mit tout doucement à pleurer. C'était la meilleure arme qu'elle connaissait.
- Oh arrête tes grimaces, tu veux...
Il avait laissé la porte de l'appart ouvert. Il alla la refermer et acheva de rentrer son sac de sport.
- Faut que je prennes un douche ! S'exclama t-il en quittant la pièce.
Isabelle avait fait un gaffe. Elle le regrettait. Plus jamais son frère ne lui ferait confiance. Il devait la détester. Elle se leva, mis un peu d'ordre dans les cousins et alla dans sa chambre. Elle entendait son frère qui prenait sa douche. Elle ferma sa porte, s'assit sur son lit, pris son journal et tenta d'y écrire quelques lignes mais sans succès, elle était encore toute tremblante. Elle se coucha sur son lit et attendit.
Au bout d'un moment, Alan frappa à sa porte. Isabelle s'assid sur son lit. "Entrez" murmura t-elle sans conviction.
Alan entra. Il avait les cheveux en bataille et était habillé d'un jeans et d'un autre T-shirt. Sa crainte ne s'était pas envolée. Il s'assit sur le lit et lui fit face.
- Tu n'as rien à me dire ?
- ...
- Tu croyais vraiment que j'allais mordre à l'hameçon. La prochaine fois pense à ton rythme cardiaque... Je suis vraiment déçu.
- ...
Il se leva et allait sortir de la pièce quand Isabelle se leva de son lit.
- Alan ?
- Oui ? Dit-il en se retournant.
Elle baissa les yeux.
- Je m'excuses...je m'ennuyais. Je sais c'est pas malin.
- Tu sais il te suffisait de m'appeler et me demander de revenir, je serais arrivé aussi vite. C'est aussi un peu ma faute, je n'aurais pas du te laisser seule le premier jour.
Il y eu un silence pesant.
- On fait la paix ? Proposa t'il.
- D'accord.
Isabelle se rapprocha de lui, leva les yeux vers lui et tendit ses bras.
Alan sembla hésiter.
- Là tu dois me faire un câlin. Lui expliqua Isabelle.
Il se mis accroupis et l'enlaça.
- C'est plutôt une fessée que je devrais te donner. T'es quand même une fameuse peste.

Tuesday, October 18, 2005

Chapître IV Le Grand frère (suite)

C'est le matin. On est samedi. Isabelle est allongée dans son lit les yeux fermés. Elle essaie d'écouter les bruits autour d'elle. Elle se dit qu'elle a révé les derniers évènements. Elle se dit que dans quelques minutes elle va entendre son coq, ses poules, ses canards mais aussi ses pigeons. Leurs roucoulements et les bruits de leurs petits pas précipités dans le grenier. Elle va entendre son chien qui aboie sur le facteur pour la forme, non on est samedi, le facteur ne passe pas. Elle va entendre sa mère qui prépare le petit déjeuner, qui range inlassablement la cuisine, le son de ses neveux et nièce s'ils sont venus pour être gardé, la voix de son père qui parle à sa mère, ... Elle tend l'oreille mais n'entend rien de tout cela. Elle entend de nouveaux bruits, des bruits de voitures étouffés, de klaxons, d'ambulances... Il y a pleins de bruits étouffés qu'elle n'identifie pas. Les odeurs aussi sont différentes. Ca ne sent plus la campagne. Ca sent...ça sent la ville, le désodorisant, le gris... Malgré ses yeux fermés elle a l'impression que sa tête se met à tourner et qu'elle s'enfonce en arrière dans son oreiller comme si elle se noyait... Elle ouvre les yeux ! Ils s'habituent à la lumière ambiante. Le store est complètement fermé mais laisse passer quelques rayons de lumière. La porte est restée entr'ouverte. Elle se lève. Elle prend ses médicaments du matin. Elle met ses pantoufles. Au moins ici elle ne doit pas enfiler de peignoir car il fait bien chaud dans l'appartement. Elle sort lentement de sa chambre et se retrouve dans le couloir. Elle entend du bruit à la cuisine. Ca sent le café chaud.
Elle reste quelques minutes sur le pas de sa porte. On dirait que son frère est au téléphone.
- Oui je sais que c'est dur. Pour moi aussi mais il faut être patient. Ecoutes on se voit tantôt d'accord ? Elle va bientôt se réveiller. Oui moi aussi je t'aime...
Il raccroche. Isabelle s'avance tout doucement dans le couloir.

- Tiens qui voilà... La belle au bois dormant... Alan est torse nu assis sur un haut tabouret derrière le passe plat de la cuisine. Isabelle voit juste une partie du haut de son corps. Cette fois il a les cheveux en bataille.
Alan remarque qu'elle le regarde, perplexe.
- Oh excuses moi. Tu veux que je mettes un T-shirt ?
- Non ça ne me dérange pas.
- Tu as faim.
- Non merci
Alan soupire. Il se lève fait le tour du passe plat et vient s'accroupir devant elle pour être à sa hauteur.
- Ecoutes...tu n'as pas souper hier et tu ne veux rien avaler aujourd'hui. Tu cours à l'hypoglycémie et nous savons tous les deux que ce n'est pas une bonne idée.
Il avait raison.
- Tu as pris tes médicaments ?
Elle est surprise par cette question. Sans doute que maman lui a demandé de vérifier. Quand elle est perturbée par quelque chose elle a parfois tendance de les oublier.
- Oui
- Très bien alors regardes, j'ai du chocolat chaud et des croissants...du beurre et de la confiture de fraises, ta préférée je crois ?
C'est vrai c'était sa confiture préférée. Elle le suit. Elle remarque qu'il a quitté son costume pour un pantalon de training. Il est batti comme un mannequin. Il se ballade pied nu ce qui n'est pas étonnant puisqu'il y a du tapis plein quasiment partout dans l'appartement.
Isabelle s'assied à la table. Les tabourets du passe plat sont trop hauts pour elle. Alan met les différents aliments devant elle et lui réchauffe un bol de cacao au micro onde.
Isabelle sourit, même ses bols sont gris... Entre gris clair et gris foncé... C'est le thème de décoration de cet appart. Il y a une terrasse, immense elle aussi mais la vue ne laisse apparaître que peu de taches vertes. C'était surtout des toits d'immeubles, ... Les quelques rares taches viennent de sorte de jardins sur les toits fait de plantes de toute sorte.
Alan est plongé dans son journal. Il termine sa tasse de café.

- Bon alors au programme, je te propose de prendre une douche, de t'habiller, de commencer à défaire tes affaires, ... pour ma part le samedi matin, j'ai l'habitude d'aller à la salle pour garder la forme. Ca ne t'embêtes pas ?
Isabelle fait non de la tête. En fait si ça l'embête qu'il la laisse toute seule dès le premier jour. Belle mentalité, elle vient d'arriver et il la laisse déjà seule... Quand maman saurait cela.

- Bon il y a la télé, la télécommande est ici. Y a des BD mais il y en a qui ne sont vraiment pas pour les enfants enfin les jeunes filles enfin tu vois ce que je veux dire...
Il commençait à s'agitter dans l'appartement en lui montrant en coup de vent où était les différentes choses dont il parlait.
- Y a aussi des DVD mais je ne sais si tu sais comment marche le lecteur. Y a des livres aussi mais c'est plutôt des romans historiques ou de sciences-fiction, je ne pense pas que cela t'intéresse....
Isabelle s'amuse de le voir comme cela. Il est visiblement mal à l'aise et peu habitué à avoir une petite fille de 10 ans dans son appartement.
- Je t'ai aussi encodé le numéro de mon GSM, tu appuies sur cette touche sur tous les téléphones de l'appart et tu tombes directement sur moi. La salle est tout près, s'il y a un problème je suis de retour en quelques minutes.
Il s'arrête et la regarde sans doute pour s'assurer qu'elle a tout compris. Isabelle se cache dans son bol de cacao.
- Bon je vais enfiler un T-shirt, j'arrive.
Il quitte la pièce pour aller dans sa chambre. Isabelle se serait bien mise à protester mais elle a envie de se retrouver seule.
Il revient au bout d'un moment. Il a mis un T-shirt et une veste de training assortie au pantalon. Il a aussi un sac de sport rempli.
- Bon ça va aller ? Il s'approche d'elle, elle est toujours plongée dans son bol de cacao. C'est la troisième fois qu'il dit "bon" pour commencer sa phrase. Cela fait sourire Isabelle. Il fourage dans ses cheveux comme si elle était un chat puis il se retourne pour partir mais il se ravise et pose maladroitement un baiser sur son front.
- Je serai là d'ici une heure ou deux.
Il quitte l'appartement rapidement sans se retourner.

Monday, September 19, 2005

Chapître III Le grand frère (suite)

Isabelle ne se sentait pas bien. Le décor de l'aéroport autour d'elle se mettait à tourner. Elle entendait les voix dans le haut parleur s'éloigner et l'image de son frère devenait floue. "Pas ici...pas maintenant" pensa-t-elle très fort.

Alan s'en rendit compte car elle sentit que quelqu'un lui prennait son sac-à-dos et lui prennait la main.

- Viens, on va trouver un endroit plus calme.

Alan serrait sa main dans la sienne. C'était rassurant. Au moins, il n'avait pas l'air de paniquer. Elle marchait par automatisme et ne savait pas combien de temps elle allait tenir le coup. Elle avait du mal à respirer et d'horribles nausées. Un peu à l'écart, Alan l'avait assise sur une chaise. Il faisait plus calme ici et il y avait moins de passage.

- Tu es toute pâle. Ca va aller, respires à fond. Recentres-toi. Il n'est pas dit que tu vas faire une crise.

Alan s'était accroupi pour avoir ses yeux à sa hauteur. Il lui carressait le visage avec douceur. Au bout d'un moment, Isabelle se sentit un peu mieux. Elle voulait rentrer, elle voulait quitter cet endroit où il y avait tant de personnes.

- Alan est ce qu'on peut rentrer, s'il te plaît ? Dis t'elle d'une petite voix.

- Oui bien sûr. Je n'habite pas très loin on y sera vite. La voiture est au parking. Ca ira jusque là ?

Elle fit oui de la tête en se levant mais elle n'en savait rien. Heureusement la voiture était garée dans un parking tout proche. Alan l'installa dans la voiture avec son sac à dos puis il démarra rapidement. Isabelle ne s'y connaissait pas en voiture mais elle evianit que cette voiture ci n'était sans doute pas destinée au tout venant. L'intérieur était plutôt petit, il n'y avait presque pas de banquette arrière et pleins de gadgets lumineux sur le tableau de bord.Isabelle avait fermé les yeux. Elle ne se sentait vraiment pas bien. Au bout d'un moment Alan arriva devant une immense porte de garage au bas d'un grand immeuble. La porte s'ouvrit et il se gara. Il y avait une plaque minéralogique qui indiquait sans doute que c'était un emplacement réservé. Il sortit Isabelle de la voiture et pris son sac-à-dos et même son sac de voyage. Il la tenait toujours par la main en lui disant des choses rassurantes qu'elle n'entendait qu'à travers un voile.
Ils prirent l'ascenceur et montèrent jusqu'au 11ième étage.

Ils avançèrent dans un couloir puis devant une porte grise qu'Alan ouvrit rapidement.
A l'intérieur, après un petit couloir, Isabelle fut toute étonnée de découvrir une énorme pièce décorée et meublée comme dans les magazine vantant des idées de décoration. Tout était dans le nuances de gris et s'était immense surtout pour un appartement.

- Je vais te montrer ou est ta chambre si tu veux. Dis Alan en la poussant un peu pour qu'elle entre plus avant dans l'appartement.
- Je n'ai pas eu le temps de la terminer mais j'attendais que tu sois là, on ira faire des courses et on l'aménagera à ton goût. D'accord ?

Elle fit oui de la tête. Elle se sentait vraiment fatiguée. Elle le suivi lentement. Au fond de la pièce ils passèrent devant la cuisine totalement ouverte sur le salon - salle-à-manger, il y avait un autre petit couloir. D'un côté il y avait la chambre d'Alan puis une salle de bain et de l'autre il y avait sa chambre qui était en fait le bureau d'Alan et aussi la chambre d'ami.
Isabelle le suivi dans cette pièce. Elle était aussi dans les nuances de gris. Il y avait un lit pour 2 personnes, un immense placard sui faisait tout un mur, une fenêtre avec un store gris clair devant, un bureau noir sans rien dessus. A côté du lit il y avait encore une porte.

- C'est quoi : demanda Isabelle.
- Va voir...

Isabelle s'avanca, ouvrit la porte. Automatiquement une lumière s'alluma pour laisser découvrir un WC et un évier.

- C'est une salle de bain miniature...dit-elle dans un sourire.
- Tu veux manger quelque chose ou prendre une douche ?
- Non je veux juste me coucher. Est ce que je peux appeler maman pour la rassurer ?
- Oui bien sûr. Alan lui montra que sur sa table de nuit il y avait un téléphone.

Elle prit le cornet, puis hésita avant de faire le numéro, elle le regarda...
- Oh excuses-moi je te laisse. Embrasse la pour moi. Il sortit et mis la porte contre.

Isabelle appela sa maison. On décrocha au bout de quelques instants. Elle essaya d'être la plus enjouée possible. Tout était beau, Alan était super gentil, elle était certaine que tout irait bien.... L'appel ne dura pas longtemps. Sa maman était crevée. Elle promit d'appeler le lendemain. Elle raccrocha.

Elle sentit les larmes lui venir aux yeux. Elle prit son pyjama qui était sur le dessus de son sac-à-dos. Elle sortit sa trousse de médicaments. Sur sa table de nuit il y avait un verre et une petite bouteille d'eau. Elle prit ses médicaments avec soulagement car elle savait que dans une demi heure ils l'entraineraient dans un sommeil sans rève... Elle ne ressortit même pas de sa chambre pour dire bonsoir à Alan. Il comprendrait. Elle se coucha...sentit quelques larmes couler le long de son visage sur son oreiller, puis ombra dans le sommeil...Demain serait un autre jour.

Chapître I

- Mary, je t'interdis d'y aller ! hurle Alex dans le GSM de Mary.

Mary écoute distraitement son grand frère hurler dans ses oreilles depuis un quart d'heure. Prof et elle se sont arrêtés dans cette station service pour faire le plein du Mobil Home qui les enmène vers Monaco. Alex l'a appelé car on venait de le prévenir que Mary s'était enfouie du camp de vacances pour enfants surdoués où elle était sensée passer une grand partie de ses vacances d'été. Il est furieux. Mary n'essaie même pas de se justifier, elle a décidé qu'elle irait à Monaco car elle a un "coup" à faire là bas... Alex qui préssent qu'elle va faire une bétise est hors de lui.

Il faut dire que Mary n'a que 10 ans, elle vient d'ailleurs tout juste de les avoir. Mais depuis sa petite enfance, elle montre des signes d'une intelligence bien au delà des normes connues. Alex a cru bien faire en l'inscrivant dans ce camp avec des enfants de son âge et surtout d'autres surdoués mais Mary s'y est ennuyé à mourir. Les autres enfants même surdoués étaient sur d'autres planètes. Elle avait donc organisé sa fuite assez rapidement et Prof était venu la chercher avec le Mobil Home comme elle l'avait demandé. Prof était son précepteur mais aussi son protecteur. Une sort de grand-père... Alex avait entouré Mary d'une équipe de "grand" pour la guider et la protéger. Pour Mary s'était une aubeine car il lui était impossible de faire pas mal de chose enfermée qu'elle était dans son corps de petite fille. Son dernier projet était un audacieux cambriolage dans un musée de Monaco mais elle ne devait pas en parler à Alex.

Alex, son grand frère de 30 ans est aussi son tuteur depuis le décès de sa maman et la disparition plus récente de son père. Alex est son demi-frère. Lui et elle ont le même père. Mais Mary le voit relativement peu. Il dirige une importante société d'Import Export et c'est également spécialisé dans le commerce d'oeuvres d'art. Il voyage beaucoup et dirige donc la vie de Mary par GSM ou connection internet interposée.

- Mary tu m'écoutes ? Passes moi Prof, je dois lui parler ! hurle t'il encore.

Prof revient justement de la station service, il a acheté du ravitaillement. Ils ont encore pas mal de km avant d'arriver à Monaco.

- Prof, Alex veut te parler. Mary lui tend le GSM. Prof l'accepte en levant les yeux au ciel.

- Alex, tu vas bien ? Comment ça se passe à Pékin ? Prof essaie d'être jovial et détaché par rapport aux évènements.

- Prof mais qu'est ce qui se passe avec cette foutue gamine ?

Prof a déposé les marchandises, puis il ressort du Mobil Home pour parler avec Alex à l'abri des oreilles de Mary. Voyant cela Mary se met à bouder.

- Je crois qu'elle s'est vraiment ennuyée dans ce camp. Je t'avais dit que ce n'était pas une bonne idée. Pire, elle s'est sentie abandonnée. Lorsqu'elle m'a appelé, elle était en sanglot, je n'ai pas résisté.

Alex se radouci.

- Non tu as bien fait. Mais je veux qu'elle aille à la Villa à Saint Malo. Est ce qu'elle t'a parlé d'un coup qu'elle allait faire ?

- Je ne peux rien te dire. Elle ne me ferait plus confiance. Ecoutes nous veillons sur elle. Il ne lui arrivera rien, ne t'inquiètes pas...

- De toute façon, j'arrive et je peux t'assurer que cela va barder.

Il a raccroché. Prof soupire en refermant le GSM. Il revient vers le Mobil Home.

- Tu as 48 heures. Lance-t-il a Mary. Elle sourit d'un air entendu.

Prof se remet en route aussi vite. Ils s'arrêtent après quelques km sur une aire d'autoroute, mangent un bout, analysent quelques cartes et quelques plans, puis se remettent en route. Pendant le trajet, Mary donne quelques coups de fil. Elle doit réunir son équipe de "grand" et ils doivent lui apporter le matériel dont elle a besoin pour son "coup". Rendez-vous est pris pour tout le monde demain matin à la Villa que son frère possède à Monaco.

Réflexions
Depuis des années, je rêve. Bien sûr comme tout le monde. La seule différence est que je pense que mes rêves sont plus riches, plus complexes. De vrais histoires avec plusieurs personnages, plusieurs épisodes, qui se terminent et puis recommencent une autre nuit. Lorsque j'étais adolescente j'ai décidé de les mettre par écrit mais la tâche était énorme. J'ai repris ce travail maintenant.

Voici en vrac quelques rêves récurrents dont certains on atteint une très grande complexité, comme vous le verrez, mon personnage de Mary se retrouve dans à peu près toutes les versions :

Honneur et Gloire à la planète Kabéca
Dans une civilisation isolée sous un dôme, le code établit la vie de chacun. Les vêtements suivent un code, la vie de tous les jours aussi et quasiment toutes les libertés individuelles ont été supprimées. Tout est régi par une intelligence artificielle qui au départ avait été créée pour organiser la vie de chacun dans cette bulle mais qui a vite dépassé son but premier pour finalement annihiler tout libre arbitre et toute capacité de pensée spécifique ou originale. Mary évolue dans ce monde. Bien que très jeune, elle a compris que quelque chose n'allait pas. Elle est persuadée que le monde du dehors n'est pas empoisoné comme on veut le leur faire croire. Elle entreprend donc de déjouer les instances dirigeantes pour en avoir le coeur net. Elle entraîne avec elle un "grand" qui a peut être l'esprit un peu plus ouvert que les autres...

Opération Menta
Ils sont d'anciens surdoués ou des nouveaux. Ils font partie de l'Agence. Ils réalisent en secret des missions en utilisant leurs aptitudes spécifiques. Mary est la plus jeune et la plus douée. Elle entraîne son groupe à la limite de leurs capacités pour terminer la mission qui leur a été confiée...

Les fantômes de l'esprit
Un futur lointain. Les adultes tombent tous victimes d'une étrange maladie. Youry et ses amis sont à l'aube de l'adolescence, ils savent que leur temps est compté et qu'ils risquent eux aussi de tombé "malade". Ils décident de s'associer pour illucider le mystère avant l'échéance. Dans leur lutte ils rencontrent Mary, un petit bout de femme qui a le pouvoir non seulement de voir leurs enemis invisibles mais de les faire fuir. Vont-il réussir là où les autres ont échoués avant eux ?

Notre nouvelle planète la terre
Mary et son grand frère fuient leur planète récement entrée en guerre. Leurs parents décident de les "cacher" sur la terre en attendant que les choses se calment chez eux. La cohabitation n'est pas si facile. Mary a des pouvoirs sur terre qu'elle contrôle difficilement et son frère est frustré de ne pas pouvoir participer au combat. Cette planète dite inférieure et ces habitants parfois si étranges l'intrigue.

Le grand frère
Mary vit une vie sans histoire avec ses parents dans le sud de la France. Mais un jour son joli monde s'écroule. Son grand-père tombe gravement malade et on décide de l'envoyer chez l'un de ses frères qui est célibataire et sans enfant. Mary est furieuse et ne fait rien pour faciliter la tâche de son frère qui se retrouve du jour au lendemain affublé d'une gamine boudeuse. Pourtant petit à petit, au détour de lourds secrets, ils vont s'apprivoiser et finallement apprendre à s'aimer et surtout à s'accepter tel qu'ils sont.

Sunday, August 28, 2005

Chapître II Le grand frère (suite)

La fin de la semaine était arrivée très vite. L'ambiance à la maison était devenue très lourde. Mary avait passé beaucoup de temps dans sa chambre ou avec ses animaux. Elle avait aussi beaucoup écrit dans journal. Elle avait écrit sa tristesse, sa colère, son désarroi. Elle n'avait pas fait de crise ce qui était un miracle vu l'état de tension nerveuse dans laquelle elle était.
La matin de son départ, sa maman lui montra une photo de son frère. Sur la photo il y avait deux hommes souriant. Elle lui montra celui de droite.

- Voilà c'est ton frère Alan. Comme cela tu le reconnaitras à l'aéroport. Je lui ai envoyé une photo de toi par internet. Il ne t'a pas vu depuis longtemps mais il s'est toujours tenu au courant de nos vies tu sais...
- Qui est ce à gauche d'Alan ?
- Euh lui c'est un ami. Tu le rencontreras sûrement là-bas. Tu verras tu vas être gâtée. Il a un grand appartement. Et puis je suis contente que tu passes un peu de temps avec lui...

Je voyais bien que maman essayait de se rassurer elle-même. Je mis la photo dans ma poche puis une fois dans ma chambre je la mis à la 1ère page vierge de mon journal. Alan était chatain clair et semblait avoir des yeux clairs aussi. Il était en tout cas très beau. Un peu comme ces photos de mannequin qu'on voyait dans les publicité pour les voitures ou les parfums.

Isabelle devait prendre l'avion dans l'après-midi, il y avait 2 heures de vol. Maman accompagnée par Julie la conduisait à l'aéroport. C'était la première fois qu'elle prennait l'avion toute seule, elle l'avait déjà pris auparavant avec ses parents. Au moment du départ Isabelle avait le vertige et des nausées. Elle voyait bien que sa maman essayait de ne pas pleurer mais y arrivait très difficilement. Elle avait un lourd sac à dos et un sac de voyage dans lequel elle avait mis ses petits bibelots, des photos de ses animaux et surtout son journal. Elle avait autour du cou une pochette avec ses coordonnées et surtout ce qu'il fallait faire en cas de crise. On enregistra son sac à dos comme baggage. Il fallait encore attendre avant le départ de l'avion alors Julie décida qu'il fallait qu'on prenne un café. Isabelle n'avait pas soif mais elle pris un chocolat chaud. Maman et Julie prirent un café. Le silence était pesant.

- Tu sais Alan est vraiment un type sympa, il a un grand appart et il habite en ville. Tu pourras faire du shopping, aller au cinéma, il paraît aussi qu'il y a un Parc près de son immeuble... Julie essayait de meubler mais personne n'avait vraiment envie de l'écouter. Ils répètaient tous la même chose à propos d'Alan. En fait personne ne le connaissait vraiment car personne ne lui parlait de ce qu'il était vraiment. Est ce qu'il était affectueux, drôle, compréhensif. Est ce qu'il aimait les enfants...? Enfin on serait bientôt fixé...

On entendit soudain une voix qui annonçait son vol et la porte où il fallait se présenter. Elles se levèrent et s'y rendirent assez rapidement. Arrivées devant la porte d'embarquement, Isabelle embrassa longuement sa mère.

- Demandes à Alan de m'envoyer un SMS quand tu arrives, ma princesse et si ça ne va pas téléphones moi... Dit sa mère en la serrant très fort.
- Ca va aller maman. Répondit Isabelle dans un soupir.
Julie l'embrassa aussi longuement.
- Tu es grande maintenant Isa, ça va aller... Isabell était surprise de voir qu'elle avait aussi les larmes aux yeux. Elle qui avait l'air toujours si forte.

Elle passa la porte sans se retourner, une hôtesse l'attendait, elle lui prit la main pensant comme d'habitude qu'elle devait avoir moins de 12 ans... Isabelle serrait son sac de voyage pour ne pas hurler... Pourvu que ces 2 mois de vacances passent très vite.

Le vol passa assez vite. L'avion devait atterir à l'éroport de Zaventem à Bruxelles. Il était presque 16h30. L'hôtesse l'accompagna à sa sortie d'avion. Elle alla avec elle récupérer son sac à dos et puis elles passèrent dans la zone de transit près de l'endroit où les personnes pouvaient venir accueillir leurs proches. Isabelle regarda dans la foule. Elle ne savait pas si elle pourrait le reconnaître. Soudain, elle entendit son nom dans la foule.

- Isabelle ?

Un jeune monsieur en costume cravatte fendit la foule et se mis tout au bord des barrières qui interdisait l'accès à la zone voyageur.

- Vous êtes Mr Jhonson ? Demanda l'hôtesse.
- Oui voici ma carte d'identité.

L'hôtesse vérifia puis me lacha la main. Elle avait un grand sourire et ne quittait pas mon frère des yeux, apparement elle le trouvait à son goût.

- Voilà je vous rends votre petite soeur...quelle chance elle a d'avoir un grand frère aussi élégant.

Alan sourit un peu géné.

- Tu viens Isabelle. Je prends ton sac-à-dos ?
- Non ça va.

Isabell fit le tour jusqu'à la sortie, elle hésita quelques secondes puis s'avanca en dehors de la zone de transit. Autour d'elle d'autres passagers sortaient de la zone et embrassaient leurs proches. Elle se retrouva en face d'Alan. Il était beaucoup plus grand qu'elle bien sûr. Il ressemblait à la photo qu'elle avait dans son journal à part qu'ici il avait ce costume et les cheveux parfaitement peignés ce qui lui donnait un air un peu moins nature. Elle leva les yeux pour voir son visage. Il ne savait visiblement pas s'il devait l'embrasser ou lui serrer la main ou pire encore ne rien faire. Isabelle non plus ne savait pas. Finallement après une minute qui sembla une éternité, il lui donna un bisou sur le front.

Friday, August 26, 2005

Le grand frère

Chapître I

Isabelle vivait des jours paisibles dans le Sud de la France chez ses parents. C'était une petite fille de 12 ans plutôt fluette, blonde avec de grands yeux bleus. Elle faisait plus jeune que son âge et ça l'embêtait beaucoup parce qu'elle avait l'impression qu'on la prenait toujours pour un bébé. C'était une petite fille plutôt renfermée qui passait de longues heures à lire dans sa chambre ou à écrire dans son journal. Elle y racontait sa petite vie monotone, les saisons, le jardin, ses animaux, ses parents, ses frères et soeurs, l'école, et surtout elle parlait de sa maladie. Depuis l'enfance, Isabelle souffrait d'épilepsie, une maladie du système nerveux qui provoquait chez elle des crises assez régulières. Elle avait des absences plus ou moins longue pendant lesquelles elle déconnectait du monde réel et des crises plus spectaculaires ou elle était secouée de spasmes pendant de longues minutes. Ces dernière crises la laissait exténuées et surtout mal à l'aise surtout quand elle voyait la tête des personnes autour d'elle qui avait assistés à la crise. Elle était sous traitement depuis des années avec des hauts et des bas. Elle avait peu d'ami, la plupart en effet avait vite pris peur face aux crises. Elle avait aussi raté beaucoup de jours d'école. Heureusement que sa maman lui donnait cours à la maison et que de ce fait elle n'avait jamais pris de retard. On était au début de l'été. Elle avait réussi sa 6ième année sans difficulté particulière et s'apprètait à rentrer en 1ère année secondaire.

Pourtant un jour, tout bascula. Son père qui montrait des signes de fatigue déjà depuis quelques mois eu un malaise en rentrant du travail. Il travaillait dans une grande entreprise comme ingénieur et ce depuis de nombreuses années. Cela faisait déjà un certain nombre de mois qu'Isabelle soupçonnait quelque chose. Il avait du rester à la maison pour se reposer, ce qu'il ne faisait jamais. Sa mère et lui s'étaient rendu à l'hôpital pour qu'il puisse passer des examens complets. Il avait même

Wednesday, August 24, 2005

Chapître II (Mary connection suite)

Mary et prof arrivent tôt le matin à Monaco. Ils se dirigent directement vers la Villa qu'Alex possède à Monaco depuis quelques années. Là son équipe l'attend déjà. Jack et John ses jumeaux gardes du corps. Aussi larges que hauts. Jack ne parlait jamais ou très peu et John parlait pour les deux. Ils étaint particulièrement attachés à leur petite maîtresse et auraient sans aucune hésitation donné leurs vies pour elle. Salamandre, un ancien modèle suédois qui s'ennuyait à mourrir et qui maintenant travaillait pour elle. Elle se faisait bien plus de fric qu'en étant mannequin, en faisant des choses bien plus pationnantes. Elle était chargée des actions de charme en tous genres mais aussi de certaines actions où il était nécessaire d'avoir quelqu'un de très fin et de très athlétique. Elle a des cheveux courts très blonds, un air mutin, un merveilleux petit accent. Lorsqu'elle arrive, ils sortent tous les 3 pour l'accueillir.

- Mary contente de te voir, je vois que tu n'as pas résisté longtemps à ton camp de vacances. Heureusement je commencais à m'ennuyer. Salamandre lui donne un baiser sur le front. Puis elle va pour embrasser de la même manière Prof qui bien sûr se laisse faire.

Jack et John arrive derrière.

- On a eu le patron. Il était furieux mais on s'est contenté de l'écouter sans rien lui dire. Dit John en serrant la main de Prof. Jack était déjà dans le Mobil Home pour décharger les baggages de Prof et Mary.

- Vous avez le matériel ? Demande Mary.
- Oui tout ce qui était sur ta liste. Répond John.
- Salamandre ?
- C'est fait ! Il ne va pas être content. Je pense qu'il y en a pour 24 heures de réparation sur place. Puis il va sûrement aller à Saint Malo, se rendre compte qu'on est pas là et alors venir ici.
- Vous avez trouvé le transpondeur de la Jeep ? Demande Mary
- Oui répond John, il était bien caché. Mais il a des observateurs, on sera quand même repéré assez vite.
- Bon et bien on a pas une minute à perdre, il faut qu'on soit prêt pour ce soir, sinon ce sera trop tard.