Si Mary m'était contée...

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Location: Charleroi, Hainaut, Belgium

Maman de 40 ans j'ai décidé de faire un blog avec mes idées de livres

Monday, September 19, 2005

Chapître III Le grand frère (suite)

Isabelle ne se sentait pas bien. Le décor de l'aéroport autour d'elle se mettait à tourner. Elle entendait les voix dans le haut parleur s'éloigner et l'image de son frère devenait floue. "Pas ici...pas maintenant" pensa-t-elle très fort.

Alan s'en rendit compte car elle sentit que quelqu'un lui prennait son sac-à-dos et lui prennait la main.

- Viens, on va trouver un endroit plus calme.

Alan serrait sa main dans la sienne. C'était rassurant. Au moins, il n'avait pas l'air de paniquer. Elle marchait par automatisme et ne savait pas combien de temps elle allait tenir le coup. Elle avait du mal à respirer et d'horribles nausées. Un peu à l'écart, Alan l'avait assise sur une chaise. Il faisait plus calme ici et il y avait moins de passage.

- Tu es toute pâle. Ca va aller, respires à fond. Recentres-toi. Il n'est pas dit que tu vas faire une crise.

Alan s'était accroupi pour avoir ses yeux à sa hauteur. Il lui carressait le visage avec douceur. Au bout d'un moment, Isabelle se sentit un peu mieux. Elle voulait rentrer, elle voulait quitter cet endroit où il y avait tant de personnes.

- Alan est ce qu'on peut rentrer, s'il te plaît ? Dis t'elle d'une petite voix.

- Oui bien sûr. Je n'habite pas très loin on y sera vite. La voiture est au parking. Ca ira jusque là ?

Elle fit oui de la tête en se levant mais elle n'en savait rien. Heureusement la voiture était garée dans un parking tout proche. Alan l'installa dans la voiture avec son sac à dos puis il démarra rapidement. Isabelle ne s'y connaissait pas en voiture mais elle evianit que cette voiture ci n'était sans doute pas destinée au tout venant. L'intérieur était plutôt petit, il n'y avait presque pas de banquette arrière et pleins de gadgets lumineux sur le tableau de bord.Isabelle avait fermé les yeux. Elle ne se sentait vraiment pas bien. Au bout d'un moment Alan arriva devant une immense porte de garage au bas d'un grand immeuble. La porte s'ouvrit et il se gara. Il y avait une plaque minéralogique qui indiquait sans doute que c'était un emplacement réservé. Il sortit Isabelle de la voiture et pris son sac-à-dos et même son sac de voyage. Il la tenait toujours par la main en lui disant des choses rassurantes qu'elle n'entendait qu'à travers un voile.
Ils prirent l'ascenceur et montèrent jusqu'au 11ième étage.

Ils avançèrent dans un couloir puis devant une porte grise qu'Alan ouvrit rapidement.
A l'intérieur, après un petit couloir, Isabelle fut toute étonnée de découvrir une énorme pièce décorée et meublée comme dans les magazine vantant des idées de décoration. Tout était dans le nuances de gris et s'était immense surtout pour un appartement.

- Je vais te montrer ou est ta chambre si tu veux. Dis Alan en la poussant un peu pour qu'elle entre plus avant dans l'appartement.
- Je n'ai pas eu le temps de la terminer mais j'attendais que tu sois là, on ira faire des courses et on l'aménagera à ton goût. D'accord ?

Elle fit oui de la tête. Elle se sentait vraiment fatiguée. Elle le suivi lentement. Au fond de la pièce ils passèrent devant la cuisine totalement ouverte sur le salon - salle-à-manger, il y avait un autre petit couloir. D'un côté il y avait la chambre d'Alan puis une salle de bain et de l'autre il y avait sa chambre qui était en fait le bureau d'Alan et aussi la chambre d'ami.
Isabelle le suivi dans cette pièce. Elle était aussi dans les nuances de gris. Il y avait un lit pour 2 personnes, un immense placard sui faisait tout un mur, une fenêtre avec un store gris clair devant, un bureau noir sans rien dessus. A côté du lit il y avait encore une porte.

- C'est quoi : demanda Isabelle.
- Va voir...

Isabelle s'avanca, ouvrit la porte. Automatiquement une lumière s'alluma pour laisser découvrir un WC et un évier.

- C'est une salle de bain miniature...dit-elle dans un sourire.
- Tu veux manger quelque chose ou prendre une douche ?
- Non je veux juste me coucher. Est ce que je peux appeler maman pour la rassurer ?
- Oui bien sûr. Alan lui montra que sur sa table de nuit il y avait un téléphone.

Elle prit le cornet, puis hésita avant de faire le numéro, elle le regarda...
- Oh excuses-moi je te laisse. Embrasse la pour moi. Il sortit et mis la porte contre.

Isabelle appela sa maison. On décrocha au bout de quelques instants. Elle essaya d'être la plus enjouée possible. Tout était beau, Alan était super gentil, elle était certaine que tout irait bien.... L'appel ne dura pas longtemps. Sa maman était crevée. Elle promit d'appeler le lendemain. Elle raccrocha.

Elle sentit les larmes lui venir aux yeux. Elle prit son pyjama qui était sur le dessus de son sac-à-dos. Elle sortit sa trousse de médicaments. Sur sa table de nuit il y avait un verre et une petite bouteille d'eau. Elle prit ses médicaments avec soulagement car elle savait que dans une demi heure ils l'entraineraient dans un sommeil sans rève... Elle ne ressortit même pas de sa chambre pour dire bonsoir à Alan. Il comprendrait. Elle se coucha...sentit quelques larmes couler le long de son visage sur son oreiller, puis ombra dans le sommeil...Demain serait un autre jour.

Chapître I

- Mary, je t'interdis d'y aller ! hurle Alex dans le GSM de Mary.

Mary écoute distraitement son grand frère hurler dans ses oreilles depuis un quart d'heure. Prof et elle se sont arrêtés dans cette station service pour faire le plein du Mobil Home qui les enmène vers Monaco. Alex l'a appelé car on venait de le prévenir que Mary s'était enfouie du camp de vacances pour enfants surdoués où elle était sensée passer une grand partie de ses vacances d'été. Il est furieux. Mary n'essaie même pas de se justifier, elle a décidé qu'elle irait à Monaco car elle a un "coup" à faire là bas... Alex qui préssent qu'elle va faire une bétise est hors de lui.

Il faut dire que Mary n'a que 10 ans, elle vient d'ailleurs tout juste de les avoir. Mais depuis sa petite enfance, elle montre des signes d'une intelligence bien au delà des normes connues. Alex a cru bien faire en l'inscrivant dans ce camp avec des enfants de son âge et surtout d'autres surdoués mais Mary s'y est ennuyé à mourir. Les autres enfants même surdoués étaient sur d'autres planètes. Elle avait donc organisé sa fuite assez rapidement et Prof était venu la chercher avec le Mobil Home comme elle l'avait demandé. Prof était son précepteur mais aussi son protecteur. Une sort de grand-père... Alex avait entouré Mary d'une équipe de "grand" pour la guider et la protéger. Pour Mary s'était une aubeine car il lui était impossible de faire pas mal de chose enfermée qu'elle était dans son corps de petite fille. Son dernier projet était un audacieux cambriolage dans un musée de Monaco mais elle ne devait pas en parler à Alex.

Alex, son grand frère de 30 ans est aussi son tuteur depuis le décès de sa maman et la disparition plus récente de son père. Alex est son demi-frère. Lui et elle ont le même père. Mais Mary le voit relativement peu. Il dirige une importante société d'Import Export et c'est également spécialisé dans le commerce d'oeuvres d'art. Il voyage beaucoup et dirige donc la vie de Mary par GSM ou connection internet interposée.

- Mary tu m'écoutes ? Passes moi Prof, je dois lui parler ! hurle t'il encore.

Prof revient justement de la station service, il a acheté du ravitaillement. Ils ont encore pas mal de km avant d'arriver à Monaco.

- Prof, Alex veut te parler. Mary lui tend le GSM. Prof l'accepte en levant les yeux au ciel.

- Alex, tu vas bien ? Comment ça se passe à Pékin ? Prof essaie d'être jovial et détaché par rapport aux évènements.

- Prof mais qu'est ce qui se passe avec cette foutue gamine ?

Prof a déposé les marchandises, puis il ressort du Mobil Home pour parler avec Alex à l'abri des oreilles de Mary. Voyant cela Mary se met à bouder.

- Je crois qu'elle s'est vraiment ennuyée dans ce camp. Je t'avais dit que ce n'était pas une bonne idée. Pire, elle s'est sentie abandonnée. Lorsqu'elle m'a appelé, elle était en sanglot, je n'ai pas résisté.

Alex se radouci.

- Non tu as bien fait. Mais je veux qu'elle aille à la Villa à Saint Malo. Est ce qu'elle t'a parlé d'un coup qu'elle allait faire ?

- Je ne peux rien te dire. Elle ne me ferait plus confiance. Ecoutes nous veillons sur elle. Il ne lui arrivera rien, ne t'inquiètes pas...

- De toute façon, j'arrive et je peux t'assurer que cela va barder.

Il a raccroché. Prof soupire en refermant le GSM. Il revient vers le Mobil Home.

- Tu as 48 heures. Lance-t-il a Mary. Elle sourit d'un air entendu.

Prof se remet en route aussi vite. Ils s'arrêtent après quelques km sur une aire d'autoroute, mangent un bout, analysent quelques cartes et quelques plans, puis se remettent en route. Pendant le trajet, Mary donne quelques coups de fil. Elle doit réunir son équipe de "grand" et ils doivent lui apporter le matériel dont elle a besoin pour son "coup". Rendez-vous est pris pour tout le monde demain matin à la Villa que son frère possède à Monaco.

Réflexions
Depuis des années, je rêve. Bien sûr comme tout le monde. La seule différence est que je pense que mes rêves sont plus riches, plus complexes. De vrais histoires avec plusieurs personnages, plusieurs épisodes, qui se terminent et puis recommencent une autre nuit. Lorsque j'étais adolescente j'ai décidé de les mettre par écrit mais la tâche était énorme. J'ai repris ce travail maintenant.

Voici en vrac quelques rêves récurrents dont certains on atteint une très grande complexité, comme vous le verrez, mon personnage de Mary se retrouve dans à peu près toutes les versions :

Honneur et Gloire à la planète Kabéca
Dans une civilisation isolée sous un dôme, le code établit la vie de chacun. Les vêtements suivent un code, la vie de tous les jours aussi et quasiment toutes les libertés individuelles ont été supprimées. Tout est régi par une intelligence artificielle qui au départ avait été créée pour organiser la vie de chacun dans cette bulle mais qui a vite dépassé son but premier pour finalement annihiler tout libre arbitre et toute capacité de pensée spécifique ou originale. Mary évolue dans ce monde. Bien que très jeune, elle a compris que quelque chose n'allait pas. Elle est persuadée que le monde du dehors n'est pas empoisoné comme on veut le leur faire croire. Elle entreprend donc de déjouer les instances dirigeantes pour en avoir le coeur net. Elle entraîne avec elle un "grand" qui a peut être l'esprit un peu plus ouvert que les autres...

Opération Menta
Ils sont d'anciens surdoués ou des nouveaux. Ils font partie de l'Agence. Ils réalisent en secret des missions en utilisant leurs aptitudes spécifiques. Mary est la plus jeune et la plus douée. Elle entraîne son groupe à la limite de leurs capacités pour terminer la mission qui leur a été confiée...

Les fantômes de l'esprit
Un futur lointain. Les adultes tombent tous victimes d'une étrange maladie. Youry et ses amis sont à l'aube de l'adolescence, ils savent que leur temps est compté et qu'ils risquent eux aussi de tombé "malade". Ils décident de s'associer pour illucider le mystère avant l'échéance. Dans leur lutte ils rencontrent Mary, un petit bout de femme qui a le pouvoir non seulement de voir leurs enemis invisibles mais de les faire fuir. Vont-il réussir là où les autres ont échoués avant eux ?

Notre nouvelle planète la terre
Mary et son grand frère fuient leur planète récement entrée en guerre. Leurs parents décident de les "cacher" sur la terre en attendant que les choses se calment chez eux. La cohabitation n'est pas si facile. Mary a des pouvoirs sur terre qu'elle contrôle difficilement et son frère est frustré de ne pas pouvoir participer au combat. Cette planète dite inférieure et ces habitants parfois si étranges l'intrigue.

Le grand frère
Mary vit une vie sans histoire avec ses parents dans le sud de la France. Mais un jour son joli monde s'écroule. Son grand-père tombe gravement malade et on décide de l'envoyer chez l'un de ses frères qui est célibataire et sans enfant. Mary est furieuse et ne fait rien pour faciliter la tâche de son frère qui se retrouve du jour au lendemain affublé d'une gamine boudeuse. Pourtant petit à petit, au détour de lourds secrets, ils vont s'apprivoiser et finallement apprendre à s'aimer et surtout à s'accepter tel qu'ils sont.