Chapître IV Le Grand frère (suite)
C'est le matin. On est samedi. Isabelle est allongée dans son lit les yeux fermés. Elle essaie d'écouter les bruits autour d'elle. Elle se dit qu'elle a révé les derniers évènements. Elle se dit que dans quelques minutes elle va entendre son coq, ses poules, ses canards mais aussi ses pigeons. Leurs roucoulements et les bruits de leurs petits pas précipités dans le grenier. Elle va entendre son chien qui aboie sur le facteur pour la forme, non on est samedi, le facteur ne passe pas. Elle va entendre sa mère qui prépare le petit déjeuner, qui range inlassablement la cuisine, le son de ses neveux et nièce s'ils sont venus pour être gardé, la voix de son père qui parle à sa mère, ... Elle tend l'oreille mais n'entend rien de tout cela. Elle entend de nouveaux bruits, des bruits de voitures étouffés, de klaxons, d'ambulances... Il y a pleins de bruits étouffés qu'elle n'identifie pas. Les odeurs aussi sont différentes. Ca ne sent plus la campagne. Ca sent...ça sent la ville, le désodorisant, le gris... Malgré ses yeux fermés elle a l'impression que sa tête se met à tourner et qu'elle s'enfonce en arrière dans son oreiller comme si elle se noyait... Elle ouvre les yeux ! Ils s'habituent à la lumière ambiante. Le store est complètement fermé mais laisse passer quelques rayons de lumière. La porte est restée entr'ouverte. Elle se lève. Elle prend ses médicaments du matin. Elle met ses pantoufles. Au moins ici elle ne doit pas enfiler de peignoir car il fait bien chaud dans l'appartement. Elle sort lentement de sa chambre et se retrouve dans le couloir. Elle entend du bruit à la cuisine. Ca sent le café chaud.
Elle reste quelques minutes sur le pas de sa porte. On dirait que son frère est au téléphone.
- Oui je sais que c'est dur. Pour moi aussi mais il faut être patient. Ecoutes on se voit tantôt d'accord ? Elle va bientôt se réveiller. Oui moi aussi je t'aime...
Il raccroche. Isabelle s'avance tout doucement dans le couloir.
- Tiens qui voilà... La belle au bois dormant... Alan est torse nu assis sur un haut tabouret derrière le passe plat de la cuisine. Isabelle voit juste une partie du haut de son corps. Cette fois il a les cheveux en bataille.
Alan remarque qu'elle le regarde, perplexe.
- Oh excuses moi. Tu veux que je mettes un T-shirt ?
- Non ça ne me dérange pas.
- Tu as faim.
- Non merci
Alan soupire. Il se lève fait le tour du passe plat et vient s'accroupir devant elle pour être à sa hauteur.
- Ecoutes...tu n'as pas souper hier et tu ne veux rien avaler aujourd'hui. Tu cours à l'hypoglycémie et nous savons tous les deux que ce n'est pas une bonne idée.
Il avait raison.
- Tu as pris tes médicaments ?
Elle est surprise par cette question. Sans doute que maman lui a demandé de vérifier. Quand elle est perturbée par quelque chose elle a parfois tendance de les oublier.
- Oui
- Très bien alors regardes, j'ai du chocolat chaud et des croissants...du beurre et de la confiture de fraises, ta préférée je crois ?
C'est vrai c'était sa confiture préférée. Elle le suit. Elle remarque qu'il a quitté son costume pour un pantalon de training. Il est batti comme un mannequin. Il se ballade pied nu ce qui n'est pas étonnant puisqu'il y a du tapis plein quasiment partout dans l'appartement.
Isabelle s'assied à la table. Les tabourets du passe plat sont trop hauts pour elle. Alan met les différents aliments devant elle et lui réchauffe un bol de cacao au micro onde.
Isabelle sourit, même ses bols sont gris... Entre gris clair et gris foncé... C'est le thème de décoration de cet appart. Il y a une terrasse, immense elle aussi mais la vue ne laisse apparaître que peu de taches vertes. C'était surtout des toits d'immeubles, ... Les quelques rares taches viennent de sorte de jardins sur les toits fait de plantes de toute sorte.
Alan est plongé dans son journal. Il termine sa tasse de café.
- Bon alors au programme, je te propose de prendre une douche, de t'habiller, de commencer à défaire tes affaires, ... pour ma part le samedi matin, j'ai l'habitude d'aller à la salle pour garder la forme. Ca ne t'embêtes pas ?
Isabelle fait non de la tête. En fait si ça l'embête qu'il la laisse toute seule dès le premier jour. Belle mentalité, elle vient d'arriver et il la laisse déjà seule... Quand maman saurait cela.
- Bon il y a la télé, la télécommande est ici. Y a des BD mais il y en a qui ne sont vraiment pas pour les enfants enfin les jeunes filles enfin tu vois ce que je veux dire...
Il commençait à s'agitter dans l'appartement en lui montrant en coup de vent où était les différentes choses dont il parlait.
- Y a aussi des DVD mais je ne sais si tu sais comment marche le lecteur. Y a des livres aussi mais c'est plutôt des romans historiques ou de sciences-fiction, je ne pense pas que cela t'intéresse....
Isabelle s'amuse de le voir comme cela. Il est visiblement mal à l'aise et peu habitué à avoir une petite fille de 10 ans dans son appartement.
- Je t'ai aussi encodé le numéro de mon GSM, tu appuies sur cette touche sur tous les téléphones de l'appart et tu tombes directement sur moi. La salle est tout près, s'il y a un problème je suis de retour en quelques minutes.
Il s'arrête et la regarde sans doute pour s'assurer qu'elle a tout compris. Isabelle se cache dans son bol de cacao.
- Bon je vais enfiler un T-shirt, j'arrive.
Il quitte la pièce pour aller dans sa chambre. Isabelle se serait bien mise à protester mais elle a envie de se retrouver seule.
Il revient au bout d'un moment. Il a mis un T-shirt et une veste de training assortie au pantalon. Il a aussi un sac de sport rempli.
- Bon ça va aller ? Il s'approche d'elle, elle est toujours plongée dans son bol de cacao. C'est la troisième fois qu'il dit "bon" pour commencer sa phrase. Cela fait sourire Isabelle. Il fourage dans ses cheveux comme si elle était un chat puis il se retourne pour partir mais il se ravise et pose maladroitement un baiser sur son front.
- Je serai là d'ici une heure ou deux.
Il quitte l'appartement rapidement sans se retourner.
C'est le matin. On est samedi. Isabelle est allongée dans son lit les yeux fermés. Elle essaie d'écouter les bruits autour d'elle. Elle se dit qu'elle a révé les derniers évènements. Elle se dit que dans quelques minutes elle va entendre son coq, ses poules, ses canards mais aussi ses pigeons. Leurs roucoulements et les bruits de leurs petits pas précipités dans le grenier. Elle va entendre son chien qui aboie sur le facteur pour la forme, non on est samedi, le facteur ne passe pas. Elle va entendre sa mère qui prépare le petit déjeuner, qui range inlassablement la cuisine, le son de ses neveux et nièce s'ils sont venus pour être gardé, la voix de son père qui parle à sa mère, ... Elle tend l'oreille mais n'entend rien de tout cela. Elle entend de nouveaux bruits, des bruits de voitures étouffés, de klaxons, d'ambulances... Il y a pleins de bruits étouffés qu'elle n'identifie pas. Les odeurs aussi sont différentes. Ca ne sent plus la campagne. Ca sent...ça sent la ville, le désodorisant, le gris... Malgré ses yeux fermés elle a l'impression que sa tête se met à tourner et qu'elle s'enfonce en arrière dans son oreiller comme si elle se noyait... Elle ouvre les yeux ! Ils s'habituent à la lumière ambiante. Le store est complètement fermé mais laisse passer quelques rayons de lumière. La porte est restée entr'ouverte. Elle se lève. Elle prend ses médicaments du matin. Elle met ses pantoufles. Au moins ici elle ne doit pas enfiler de peignoir car il fait bien chaud dans l'appartement. Elle sort lentement de sa chambre et se retrouve dans le couloir. Elle entend du bruit à la cuisine. Ca sent le café chaud.
Elle reste quelques minutes sur le pas de sa porte. On dirait que son frère est au téléphone.
- Oui je sais que c'est dur. Pour moi aussi mais il faut être patient. Ecoutes on se voit tantôt d'accord ? Elle va bientôt se réveiller. Oui moi aussi je t'aime...
Il raccroche. Isabelle s'avance tout doucement dans le couloir.
- Tiens qui voilà... La belle au bois dormant... Alan est torse nu assis sur un haut tabouret derrière le passe plat de la cuisine. Isabelle voit juste une partie du haut de son corps. Cette fois il a les cheveux en bataille.
Alan remarque qu'elle le regarde, perplexe.
- Oh excuses moi. Tu veux que je mettes un T-shirt ?
- Non ça ne me dérange pas.
- Tu as faim.
- Non merci
Alan soupire. Il se lève fait le tour du passe plat et vient s'accroupir devant elle pour être à sa hauteur.
- Ecoutes...tu n'as pas souper hier et tu ne veux rien avaler aujourd'hui. Tu cours à l'hypoglycémie et nous savons tous les deux que ce n'est pas une bonne idée.
Il avait raison.
- Tu as pris tes médicaments ?
Elle est surprise par cette question. Sans doute que maman lui a demandé de vérifier. Quand elle est perturbée par quelque chose elle a parfois tendance de les oublier.
- Oui
- Très bien alors regardes, j'ai du chocolat chaud et des croissants...du beurre et de la confiture de fraises, ta préférée je crois ?
C'est vrai c'était sa confiture préférée. Elle le suit. Elle remarque qu'il a quitté son costume pour un pantalon de training. Il est batti comme un mannequin. Il se ballade pied nu ce qui n'est pas étonnant puisqu'il y a du tapis plein quasiment partout dans l'appartement.
Isabelle s'assied à la table. Les tabourets du passe plat sont trop hauts pour elle. Alan met les différents aliments devant elle et lui réchauffe un bol de cacao au micro onde.
Isabelle sourit, même ses bols sont gris... Entre gris clair et gris foncé... C'est le thème de décoration de cet appart. Il y a une terrasse, immense elle aussi mais la vue ne laisse apparaître que peu de taches vertes. C'était surtout des toits d'immeubles, ... Les quelques rares taches viennent de sorte de jardins sur les toits fait de plantes de toute sorte.
Alan est plongé dans son journal. Il termine sa tasse de café.
- Bon alors au programme, je te propose de prendre une douche, de t'habiller, de commencer à défaire tes affaires, ... pour ma part le samedi matin, j'ai l'habitude d'aller à la salle pour garder la forme. Ca ne t'embêtes pas ?
Isabelle fait non de la tête. En fait si ça l'embête qu'il la laisse toute seule dès le premier jour. Belle mentalité, elle vient d'arriver et il la laisse déjà seule... Quand maman saurait cela.
- Bon il y a la télé, la télécommande est ici. Y a des BD mais il y en a qui ne sont vraiment pas pour les enfants enfin les jeunes filles enfin tu vois ce que je veux dire...
Il commençait à s'agitter dans l'appartement en lui montrant en coup de vent où était les différentes choses dont il parlait.
- Y a aussi des DVD mais je ne sais si tu sais comment marche le lecteur. Y a des livres aussi mais c'est plutôt des romans historiques ou de sciences-fiction, je ne pense pas que cela t'intéresse....
Isabelle s'amuse de le voir comme cela. Il est visiblement mal à l'aise et peu habitué à avoir une petite fille de 10 ans dans son appartement.
- Je t'ai aussi encodé le numéro de mon GSM, tu appuies sur cette touche sur tous les téléphones de l'appart et tu tombes directement sur moi. La salle est tout près, s'il y a un problème je suis de retour en quelques minutes.
Il s'arrête et la regarde sans doute pour s'assurer qu'elle a tout compris. Isabelle se cache dans son bol de cacao.
- Bon je vais enfiler un T-shirt, j'arrive.
Il quitte la pièce pour aller dans sa chambre. Isabelle se serait bien mise à protester mais elle a envie de se retrouver seule.
Il revient au bout d'un moment. Il a mis un T-shirt et une veste de training assortie au pantalon. Il a aussi un sac de sport rempli.
- Bon ça va aller ? Il s'approche d'elle, elle est toujours plongée dans son bol de cacao. C'est la troisième fois qu'il dit "bon" pour commencer sa phrase. Cela fait sourire Isabelle. Il fourage dans ses cheveux comme si elle était un chat puis il se retourne pour partir mais il se ravise et pose maladroitement un baiser sur son front.
- Je serai là d'ici une heure ou deux.
Il quitte l'appartement rapidement sans se retourner.
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